mercredi 16 mars 2011

Une soif d'amour

Le Japon tristement d'actualité me fait penser à un de mes auteurs préférés.
Voilà une petite critique littéraire de Yukio Mishima.
Une soif d'amour

Etsuko est une jeune femme qui assiste avec soulagement à la mort de son mari qui la délaissait et la trompait probablement.
Elle part vivre à la campagne chez Yakichi, son beau-père, qui devient son amant. Yachiki est un ancien industriel à la retraite, très attaché à ses racines paysannes.
Etsuko n'aime pas Yakichi et s'éprend fortement de Saburo, un jeune paysan qui travaille à leur service.
Une soif d'amour est le récit d'un amour dévastateur, celui d'une citadine, aristocrate cultivée, pour un jeune paysan simple et sans éducation.
Le portrait que Mishima fait d'Etsuko ne nous la rend pas sympathique : elle est froide, calculatrice, et même son amour passionnel ne la rend pas plus agréable. Elle est cependant peinte, de même que les autres personnages, avec une minutie psychologique terriblement acérée, ce qui lui donne un relief particulièrement intéressant.

Mishima, dans ce roman, oppose le monde de la ville à celui de la campagne. Les citadins installés à la campagne, n'apportent que lâcheté et mesquinerie, alors que les gens de la campagne sont foncièrement honnêtes et francs.

Ce roman est à lire pour ses grandes qualités narratives et lyriques, pour la peinture psychologique des personnages et du milieu rural japonais, pour l'atmosphère glauque, poisseuse et sournoise typique des romans de Mishima...

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