jeudi 24 décembre 2009

textàthème

Tartine

Que s'accroche à mon coeur l'odeur du pain grillé qui craque sous ma dent que je croque en riant.
On salive à la vue de la vaine tartine gorgée du feu sacré du grille-pain,
âtre miniature. Dans la fente magique, rougeoient des tortillons,qui chauffent en silence.
Le pain blanc noircit, sa mie se recroqueville, sa croûte s'épaissit.
Puis avant de brûler le morceau asséché saute seul de la fente.
Il brûle le bout des doigts, passe d'une main à l'autre... Vite, vite, on est pressé
d'étaler dans le chaud le beurre fin salé couleur paille dorée qui fond et puis pénètre dans les creux, s'incruste dans la mie dure et dentelée.
Alors on croque en fermant les yeux une bouchée d'enfance.

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