dimanche 20 décembre 2009

acrostiche

Le mari de Colette s'est vengé d'une de ses têtes de turc, le directeur de la Revue musicale, Mangeot.
L'acrostiche devient ici satirique et pamphlétaire, comme chez Villon.

Musique, tu me fus un palais enchanté
Au seuil duquel menaient d'insignes avenues
Nuit et jour, des vitraux aux flammes continues,
Glissait une adorable et vibrante clarté.
Et des chœurs alternant - dames de volupté
Oréades, ondines, faunes, prêtresses nues -
Toute la joie ardente essorait vers les nues,

Et toute la langueur et toute la beauté.
Sur un seul vœu de moi, désir chaste et lyrique,
Ta fertile magie a toujours, ô musique !

Bercé mon tendre ange ou mon brillant désir.
Et quand viendra l'instant ténébreux et suprême
Tu sauras me donner le bonheur de mourir,
En refermant les bras sur le Rêve que j'aime !

Vous avez trouvé???

Aucun commentaire: