dimanche 18 octobre 2009

critique littéraire en amateur


Petits meurtres entre voisins, de Saskia NOORT (Denoël, 2009)

Dans "Petits meurtres entre voisins", la Hollandaise Saskia Noort décrit avec justesse l’hypocrisie régnant dans un cercle d’amis. Sous le masque de la convivialité, les liens manquant de sincérité attisent des reproches fourbes et de sourdes jalousies. Au milieu de ces femmes enfermées dans leur cage dorée et de leurs maris arrivistes, on trouve, comme dans le monde animal, un “dominant” qui fait figure de chef. C’est dans un tel contexte que se situe ce suspense criminel. Soupçons et hypothèses autour de deux cas litigieux alimentent une très bonne intrigue, nuancée, dont la fluidité narrative est fort agréable.

Résumé :
Aux Pays-Bas. Karen, son mari Michel, et leurs deux fillettes, sont des citadins venus d’Amsterdam, installés depuis quelques mois dans un village. Ils ont bientôt sympathisé avec un groupe d’amis, trentenaires avancés, ayant réussi socialement. En devenant proche d’Hanneke, femme active comme elle, Karen a lié connaissance avec Patricia, Babette et Angela. Toutes cinq ont crée le Club de Dîneurs, où chacune organise des soirées festives, avec leurs maris. Épouse du riche Simon, Patricia étale nettement plus de luxe que les autres. Il leur arrive souvent de s'enivrer lors de ces soirées, mais l’ambiance reste chaleureuse.
Une nuit, un incendie ravage la maison de Babette. Elle est sauve, ainsi que ses deux fils, mais son mari Evert a péri. Quelques jours plus tard, on apprend qu’Hanneke est tombée du balcon de sa chambre d’hôtel.
Parallèlement, Karen est attirée depuis longtemps par le charismatique Simon. Un soir, il font l’amour en cachette. La jeune femme sait qu’elle ne doit pas s’amouracher de cet amant, qui cumule les succès féminins.
La facilité du sujet donne parfois au début une légèreté qui empêche de s'investir complètement dans le roman. Mais au fil des pages, on se pose des questions et on se prend vite au jeu de l'enquête tout en s'attachant à l'analyse psychologique assez fine des personnages et notamment de Karen, l'héroïne de l'histoire, très humaine avec ses doutes, ses hésitations et ses pulsions.

2 commentaires:

Hélène a dit…

Mmmm vais tâcher de le trouver à la bibli celui-là ! Merci pour l'idée. Pour ma part, je continue mon exploration des écrits de Yasmina Reza avec autant de plaisir de lecture (sauf quelques clichés appuyés...), plaisir et désespoir en la condition humaine !

Hélène a dit…

Yasmina Khadra !!! Me suis trompée de Yasmina mais y'a tout bon à lire les deux...