dimanche 19 juillet 2009

critique littéraire en amateur

J'ai lu les Faux-monnayeurs d'André Gide voilà des années, et je me souviens avoir été tellement marquée par ce roman - le seul de Gide - que j'en ai rêvé à plusieurs reprises... Plus qu'un roman, c'est un paysage psychanalytique impitoyable des personnages qui se croisent et s'entre-mêlent et qui nous est donné à voir selon différents points de vue.

Les Faux-monnayeurs représentent un tournant dans la littérature française du XXème siècle. L’intrigue de base est simple, le style classique, mais la narration est complexe et originale : Elle passe d'interne, à externe, mêlant des passages épistolaires et des extraits de journaux intimes. A l'intrigue s’ajoutent en effet une foule d’autres histoires annexes, de personnages secondaires du point de vue desquels l’histoire est contée.
À certaines occasions même, la narration s'interrompt pour laisser place aux incartades d’un narrateur omniscient qui s’adresse directement au lecteur, et qui fait part de réalités alternatives.

Gide a voulu montrer ainsi les limites du genre romanesque, qu’il convenait de bouleverser, remettre en question et dépasser définitivement : Gide est à ce titre considéré comme le père du Nouveau Roman (Nathalie Sarraute, Alain Robbe-Grillet, Michel Butor...)

Ce roman fut accueilli avec un relatif manque d’enthousiasme, très certainement à cause de l’homosexualité, un des thèmes principaux des Faux-monnayeurs. Cependant, il a depuis atteint une notoriété indéniable, et est considéré comme l’un des chefs-d’œuvre de la littérature français du XXème siècle.
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