samedi 20 décembre 2008

critique littéraire en amateur



Le Périple de Baldassare
d'Amin Maalouf


Amin Maalouf est un auteur que j'apprécie pour son écriture lourde et fluide à la fois, et l'humour discret caché dans des personnages à la psychologie finement décortiquée au fil des pages... Le tout dans une débauche de lieux insolites, de chemins, de monuments et d'évènements graves mais surprenants.

j'ai déjà lu le Rocher de Tanios! un excellent livre... Et le Premier Siècle après Béatrice, au sujet si particulier!



Résumé:
Baldassare Embriaco, modeste négociant en antiquités, vit à Gibelet, petite commune de l’empire ottoman. Ses affaires ont la vie belle et il jouit d’une excellente réputation dans la région. Sa sœur et ses neveux, ses voisins, tous respectent ce bon marchand génois dont la famille s’est exilée voici quelques années au proche orient pour y faire du commerce. Seulement voilà, nous sommes en 1665. La veille de l’apocalypse selon la rumeur. L’année prochaine sera l’année maudite, « l’année de la bête », celle du jugement dernier: 1666. Baldassare pourtant peu supersitieux finit par se laisser intriguer par tous ces bruits qui courent et qu’il entend répandre par les voyageurs...
Le narrateur de cette histoire part alors sur les routes, à la poursuite d'un livre qui est censé apporter le Salut à un monde désemparé. Sans doute est-il aussi à la recherche de ce qui pourrait encore donner un sens à sa propre existence.
Au cours de son périple, en Méditerranée et au-delà, Baldassare traverse des pays en perdition, des villes en feu, des communautés en attente. Il rencontre la peur, la tromperie et la désillusion ; mais également l'amour, alors qu'il ne l'attendait plus.


Extrait :
"Ce que la présence de cette femme a apaisé en moi; ce n'est pas la soif charnelle d'un voyageur, c'est ma détresse originelle. Je suis né étranger, j'ai vécu étranger et je mourrai plus étranger encore. Je suis trop orgueilleux pour parler d'hostilité, d'humiliations, de rancœur, de souffrances, mais je sais reconnaître les regards et les gestes. Il y a des bras de femmes qui sont des lieux d'exil, et d'autres qui sont la terre natale."

petite critique en amateur:
Ecrit comme le journal intime de son principal protagoniste, Le Périple de Baldassare nous offre une approche de la psychologie humaine, et, tout comme Baldassare, on se questionne sur la pertinence des signes annonciateurs de la fin des temps. Impuissant à comprendre ou à affronter les événements qu’a mis sur son chemin la Destinée, Baldassare suit, un peu comme dans un rêve, son voyage initiatique vers la Vérité.
Vivant et plein de rebondissements, avec l'écriture riche et enlevée typique d'Amin Maalouf, ce livre est agréable à lire. Cependant, il y a des longueurs, et on perd parfois le fil de l'intrigue (la recherche du livre maudit). La fin est un peu décevante, sans relief, comme terminée à la hâte.

Pour ses personnages attachants, et surtout l'honnête Baldassare, on se laisse tout de même conduire tout au long du roman avec plaisir.
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