mercredi 15 octobre 2008

poème d'après une lecture d'image


Etoffes à foison

Soiries nacrées!
Vous ondulez en blanc sur fond de gris orage
En une volte floue, lente et désordonnée.
Taffetas et satins, organdis et dentelles:
le froissement furtif du corps qui vous emplit
crépite comme un feu qui danse au gré du temps.
La trace blanche et souple étreint la silhouette
Qui dans un moment pâle égrenne un mouvement.
Amples, virevoltants, les tissus s'entremêlent
Donnant vie au fantôme qui s'acharne à revivre.
Que d'étoffes éparses qui soudain se relient
Pour que naisse en foison un mouvement de vie.
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